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[Escartefigue] Je vous parle d’un temps…

1 Comment 📁 Actualité, Chronique d'Escartefigue 🕔15.septembre 2016
[Escartefigue] Je vous parle d’un temps…

Je vous parle d’un temps…

En farfouillant dans mes archives, j’ai retrouvé la trace d’un précédent Virton-Audenarde. Quand j’écris « précédent », il s’agissait en fait du premier face-à-face en championnat entre les deux équipes. C’était le 28 mars 1987 lors de notre accession en division 3. L’époque des Klein, Freid, Istace, Gofdrin, Ben Douma, et Verlaine.Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent évidemment pas connaître. Virton occupait la treizième place, Audenarde était quatorzième et il y avait, ce soir-là, deux mille cinq cents personnes entassées dans notre vieux stade Yvan Georges. Pour l’anecdote, l’Excelsior avait gagné 1-0, but inscrit par le petit mais inévitable Franco Iovino. Cela remonte… une victoire valait encore deux points. Deux mille cinq cents personnes !… évidemment, cela laisse rêveur, quand on sait qu’aujourd’hui, on atteint difficilement le millier. A l’époque, les bistrots de Virton faisaient leurs choux gras des nombreux supporters qui passaient la nuit à allonger la rencontre en compagnie des joueurs de l’équipe première. Quand nous rentrions au logis, fourbus d’avoir fort bu, la carte rouge nous pendait au nez.

Près de quarante ans après, les fils de Pierre Klein ont déjà quitté le club, le stade est passé d’un petit chaudron pas toujours pratique mais bien sympa à une véritable enceinte footballistique quasi neuve mais parfois moins conviviale. L’éclairage au max et la sono à donf, le Pré Jacquet est finalement devenu le seul endroit au monde où je n’ai besoin ni de sonotone ni de binocles. Comme il y quarante ans, je suis toujours accroché aux balustrades du stade comme le vieux Muppets chauve que je deviendrai sans doute un jour. Aujourd’hui, mes mémorables après-matchs sont devenus de l’histoire ancienne. La faute au foot à la téloche, aux multiples sollicitations, aux belles geôlières que sont nos femmes et nos belles-mères et aux excuses que l’on se trouve, quelquefois, pour ne pas bouger

Avec le temps, tout ne fout pas le camp, mais le club s’est professionnalisé et le contact avec les joueurs n’est plus aussi facile! C’est sans doute mieux pour moi et pour d’autres de ma génération

Avec le temps en effet, je ne me sens plus de taille à affronter une nuit d’ivresse ni la fille d’une belle-mère et les seuls cafés que je fréquente désormais sont ceux qui m’accompagnent le matin, avant de partir au boulot.

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1 Comments

  1. 🕔 17:51, 16.septembre 2016

    SamuelB

    Sympa de retrouver la Chronique d’Escartefigue! Certes, il fût (de bière LOL) un temps, qu’effectivement, je ne connaissais pas encore le club de Virton (en 1987, j’avais 15 ans et plus l’habitude d’aller au foot voir le Sporting d’Athus, club de ma ville natale ou presque (suis né à Messancy mais vécu 32 ans à Athus…). C’est suite à une longue période de déception du Standard de Liège, au milieu des années 90, qu’un jour je me suis décidé d’aller voir ce qu’il se passait à Virton. C’était lors de la saison 1999-2000 et puis j’ai accroché…et je me souviens de ces derbys contre Bleid et Bertrix où le stade était plein (plus de 4000 personnes) ou des matchs contre le Lierse (plus de 3000) les titres de 2001 et 2013 en D3. Maintenant, Virton a effectivement un joli petit stade et je pense qu’il faudrait pas grand chose pour le remplir à nouveau (des matchs au sommet, un titre en D1 amateur et une remontée…). Personnellement, si j’y vais moins souvent que dans les 2000 à 2011 (plus ou moins, à part l’année du second titre), c’est parce que la crise financière est passée par là et avec elle, un rabotage sérieux du budget des sorties et autres vacances et extras. Mais j’essayerai quand même de passer à l’un ou l’autre match cette saison…

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